Archive for June, 2009

Le bétail pourrait être un élément essentiel de survie pour l’agriculture africaine face à l’augmentation des températures et à la modification des évènements pluvieux

Une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l’Institut International de Recherche sur le Bétail (ILRI) basé à Nairobi et de la société Waen Associates, basée au Royaume-Uni a démontré que, d’ici 2050, un climat plus chaud couplé à des changements dans la pluviométrie, pourrait rendre inaccessibles à l’agriculture entre 500 000 et 1 million de km2 de terres agricoles marginales, y compris une simple agriculture de subsistance. Cependant, ces terres sur lesquelles vivent entre 20 à 35 millions de personnes, pourraient encore nourrir du bétail.

Augmenter la production de bétail pourrait représenter une alternative séduisante pour des millions de fermiers pauvres d’Afrique qui, dans les décennies à venir, pourraient trouver que le changement climatique a rendu leurs terres inutilisables pour la culture mais qu’elles restent viables pour l’élevage, selon une étude publiée cette semaine dans une édition spéciale du journal Environmental Science and Policy.

« Le bétail, et en particulier les animaux dont on sait qu’ils sont tolérants à la chaleur et à la sécheresse, peuvent survivre dans des conditions qui sont bien plus dures que ce que les cultures peuvent supporter » indique Philipp Thornton, un des scientifiques de l’ILRI coauteur de l’étude. « Le bétail peut fournir une protection aux foyers contre le risque d’un changement climatique et leur permettre de tirer avantage de la demande croissante de
produits animaux en Afrique ».

« Tout accroissement de bétail doit pouvoir être géré de façon durable » relève Carlos Seré, Directeur Général de l’ILRI, qui est l’un des 15 centres de recherche soutenus par le Groupe Consultatif sur la Recherche Internationale en Agriculture (CGIAR). “Nos recherches montrent cependant qu’il y a beaucoup de zones en Afrique où, au cours des décennies à venir, la vulnérabilité climatique couplée avec la demande de produits animaux encourageront de nombreuses communautés fermières à ajouter du bétail à leurs systèmes agricoles et nous devons nous préparons à cette situation inévitable »

L’analyse fait partie d’une série d’études publiées dans le journal à la suite d’une conférence sur la sécurité alimentaire et les changements environnementaux qui s’est tenue en avril 2008 à l’université d’Oxford. La publication coïncide avec une rencontre à Bonn cette semaine pendant laquelle des experts du monde entier étudieront de quelle façon un nouvel accord mondial sur le changement climatique peut offrir de nouvelles stratégies d’adaptation pour les pauvres ruraux.

Philip Thornton et son collègue, Peter Jones de Waen Associates au Royaume Uni, ont cherché à identifier les zones d’Afrique dépendantes de l’agriculture qui pourraient être les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Ils se sont focalisés sur ce que l’on considère comme des « terres marginales », les régions arides et semi-arides de l’Ouest, de l’Est et du Sud de l’Afrique où, par exemple, les précipitations rares causent déjà la perte des cultures une fois toutes les 6 (ou moins) saisons.

Les chercheurs ont ensuite pris en considération l’impact du changement climatique dans ces régions et ont trouvé que, même dans les cas où le changement climatique est partiellement modéré par les réductions mondiales des émissions de carbone, un grand nombre de fermiers devront très probablement faire face à la détérioration considérable des conditions de culture. La mesure la plus importante était de savoir si le changement climatique indiqué par deux modèles climatiques largement utilisés – qui donnent des projections fondées sur des scénarios d’émissions de gaz à effet de serre élevées ou basses – aurait pour conséquence de faire tomber le nombre de « jours fiables pour la croissance des cultures » en dessous de 90 jours entre 2000 et 2050.

Ils ont conclu qu’avec le scénario selon lequel les émissions de carbone restent élevées, le nombre de jours de culture fiables tomberait en dessous de 90 dans presque 1 million de km2 de zones de culture marginales d’Afrique. En prenant le « scénario d’émissions basses », leur projection indique 500000 km2 de terres qui n’atteindraient pas la limite des 90 jours.

Les chercheurs avertissent que si le nombre de jours fiables de culture tombent sous les 90 jours dans ces zones, « la culture du maïs, déjà marginale, ne sera de fait plus possible en tant qu’activité agricole normale ». Ils continuent, expliquant qu’à certains endroits, la pluie pourrait devenir si rare que « même les cultures tolérant la sécheresse comme le millet » seront difficiles à cultiver. Ils indiquent que, dans ces conditions, le bétail pourrait être la clé pour maintenir la nourriture sur la table et également pour gagner des revenus.

En particulier, selon l’étude, le bétail pourrait fournir une amélioration de revenus suffisante pour les fermiers qui tentent de survivre sur les terres marginales qui sont à une distance de route d’une journée de l’une des zones de population urbaine d’Afrique, où la demande croissante de produits animaux et de produits laitiers pourrait fournir des marchés lucratifs.

Philip Thornton et Peter Jones soulignent que de s’intéresser au bétail comme d’un gardefou contre les climats difficiles n’est pas une idée nouvelle. Ils notent que dans toute l’Afrique, « le bétail s’est révélé être un mécanisme d’adaptation crucial pour les gens pauvres qui essaient de survivre dans des conditions environnementales difficiles »

Philip Thornton explique que le but ultime de ces travaux est d’utiliser les projections sur le changement climatique pour désigner des zones spécifiques d’Afrique – dont chacune pourrait être d’assez petite taille- où il serait approprié de favoriser la possession de bétail sur les fermes de petite taille et d’aider les fermiers à gérer les risques inhérents à ce type d’activité. Il ajoute cependant que l’usage de ce type de recherche pour orienter des décisions politiques pourrait être amélioré par l’obtention de meilleures données au niveau local, y compris des données capables de prévoir quelles températures et modes de précipitations pourraient être observées à l’avenir.

Cependant, Peter Jones et lui reconnaissent que « il existe à l’heure actuelle une incohérence entre le type d’information dont on a besoin en urgence sur l’impact du changement climatique et ce qui peut objectivement être obtenu »

Ainsi par exemple, même à des échelles importantes, régionales, s’il existe un consensus que les températures vont s’élever de façon significative, les divers modèles climatiques ne s’accordent pas toujours sur la façon dont le changement climatique pourrait affecter le taux et les modes de précipitations dans certaines parties de l’Afrique. Ils soulignent cependant que des investissements pour obtenir de tels détails sont justifiés par leur potentiel d’apporter un meilleur niveau de précision et d’efficacité aux programmes d’aide focalisés sur la réduction de la pauvreté parmi les pauvres ruraux d’Afrique, dont la plupart dépendent de fermes de petite taille pour leur nourriture et leurs revenus.

Les chercheurs observent également que de meilleures données montreront inévitablement ce que certains aimeraient mieux ne pas voir mais qui doit cependant être affronté : dans certaines zones d’Afrique où les conditions de culture sont déjà difficiles, il existe tout simplement des limites à ce qu’il est possible de faire pour aider les fermiers à s’adapter au changement climatique. Bien que la réalité puisse apparaître bien brutale, Philip Thornton et Peter Jones expliquent qu’il est important que les agences de développement comme les gouvernements comprennent qu’au moment où les conditions climatiques deviennent de plus en plus intenables pour l’agriculture par endroits, il pourrait exister un point au delà duquel les foyers et les systèmes agricoles subissent un tel stress qu’il n’y a que peu d’autres alternatives que de s’éloigner de l’agriculture ».

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A propos de l’Institut International de Recherche sur le Bétail :

L’Institut International de Recherche sur le Bétail (ILRI), basé en Afrique, travaille là où bétail et pauvreté se rencontrent, apportant des travaux scientifiques de qualité et l’augmentation de capacités nécessaires pour appuyer une réduction de la pauvreté et un développement durable. L’ILRI est l’un des 15 centres soutenus par le Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole Internationale (CGIAR). Son siège social se trouve au Kenya et il possède un campus principal en Ethiopie. Il comprend également des équipes travaillant dans ses bureaux du Nigeria, du Mali, du Mozambique, d’Inde, de Thaïlande, d’Indonésie, du Laos, du Vietnam et de Chile. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur www.ilri.org

Neue Studie: Bei immer wärmerem Wetter und sich verändernden Niederschlagsmustern könnte der Viehbestand für die afrikanische Landwirtschaft überlebenswichtig werden

Einer neuen Studie von Forschern des International Livestock Research Institute (ILRI) in Nairobi sowie der britischen Waen Associates zufolge könnten wärmere klimatische Bedingungen im Verein mit sich verändernden Niederschlagsmustern bis zum Jahr 2050 dazu führen, dass 500 0000 bis eine Million Quadratkilometer marginaler afrikanischer Anbauflächen nicht mehr in der Lage sein werden, die Produktion einer für den eigenen Lebensunterhalt ausreichenden Menge von Feldfrüchten zu unterstützen. Das Land, auf dem derzeit etwa 20 bis 35 Millionen Menschen leben, kann allerdings nach wie vor der Viehzucht dienen.

Für Millionen armer Landwirte in ganz Afrika könnte die Verstärkung der Viehproduktion eine attraktive Alternative bieten. In den kommenden Jahrzehnten werden sie möglicherweise feststellen, dass sich ihr Land aufgrund des Klimawandels zwar nicht mehr für den Ackerbau verwenden lässt, aber immer noch für die Aufzucht von Tieren geeignet ist. Das ergab eine Studie, die in dieser Woche in einer Sonderausgabe der Zeitschrift Environmental Science and Policy erscheint.

„Tiere, vor allem solche, die bekanntermaßen Hitze und Dürre gut vertragen, können in Bedingungen überleben, die für Feldfrüchte viel zu hart sind“, sagte ILRI-Wissenschaftler Philip Thornton, einer der Autoren des Beitrags. „Viehbestände können arme Haushalte vor den Risiken des Klimawandels schützen, und sie ermöglichen ihnen, von der wachsenden Nachfrage nach Tierprodukten in Afrika zu profitieren.“

„Der Viehbestand muss nachhaltig gesteigert werden“, sagte Carlos Seré, Generaldirektor des ILRI, eines der 15 von der Consultative Group on International Agricultural Research (Beratungsgruppe für internationale Agrarforschung, CGIAR) geförderten Forschungszentren. „Unsere Forschungen haben ergeben, dass in zahlreichen Gebieten Afrikas während der kommenden Jahrzehnte klimatische Anfälligkeiten im Verein mit der Marktnachfrage nach Tierprodukten viele Agrargemeinschaften dazu bringen werden, den Viehbestand ihrer Landwirtschaft zu vergrößern. Auf diesen zwangsläufigen Umstand müssen wir uns bereits heute vorbereiten.”

Die Untersuchung gehört zu einer in der Zeitschrift veröffentlichten Studienreihe, die aus einer Konferenz an der Oxford University über Nahrungsmittelsicherheit und Umweltwandel im April 2008 hervorging. Ihre Veröffentlichung fällt mit einer Konferenz zusammen, die in dieser Woche in Bonn stattfindet. Dort werden Experten aus der ganzen Welt erörtern, wie ein neues, weltweites Klimawandel-Abkommen der armen Landbevölkerung Anpassungsstrategien zur Verfügung stellen kann.

Thornton und sein Kollege Peter Jones von den britischen Waen Associates ermittelten zunächst, welche von der Landwirtschaft abhängigen Gebiete Afrikas am anfälligsten für die Auswirkungen des Klimawandels sind. Ihr Hauptaugenmerk legten sie dabei auf so genannte marginale Anbauflächen – trockene und halbtrockene Regionen West-, Ost- und Südafrikas, wo beispielsweise karge Niederschläge bereits jetzt regelmäßig in einer von sechs (oder
weniger) Anbauperioden zu Ernteausfällen führen.

Sodann untersuchten die Forscher die Auswirkungen des Klimawandels in diesen Regionen. Sie fanden heraus, dass selbst dann, wenn der Klimawandel durch weltweit reduzierte Kohlenstoffemissionen etwas gemäßigt wird, höchstwahrscheinlich immer noch eine große Zahl von Landwirten mit einer Verschlechterung der Anbaubedingungen rechnen muss. Maßgeblich war dabei in erster Linie die Frage, ob der Klimawandel gemäß zwei weit verbreiteten Klimamodellen – mit Vorhersagen auf der Grundlage von Szenarien hoher und niedriger Treibhausgasemissionen – dazu führen kann, dass die Anzahl der „sicheren Anbautage“ in den Jahren 2000 bis 2050 auf unter 90 sinkt.

Die Forscher kamen zu dem Schluss, dass bei Szenarien mit unverändert hohen Kohlenstoffemissionen die Anzahl der sicheren Anbautage für fast eine Million Quadratkilometer marginaler Anbauflächen in Afrika auf unter 90 sinken würde. Auf der Grundlage eines „niedrigeren Emissionsszenarios“ sagen sie voraus, dass etwa 500 000 Quadratkilometer die 90-Tage-Marke verfehlen würden.

Die Forscher warnen davor, dass dann, wenn in diesen Gebieten die Dauer der sicheren Anbauperioden auf unter 90 Tage sinkt, „der jetzt bereits marginale Maisanbau als normale landwirtschaftliche Tätigkeit im Grunde genommen nicht mehr möglich sein wird.“ An einigen Stellen könne der Regen so knapp werden, dass „selbst dürrebeständige Feldfrüchte wie Hirse“ schwer anzubauen sein werden. Unter diesen Bedingungen könne das Vieh für die
Ernährung ebenso entscheidend werden wie für die Erzielung von Einkünften.

Der Studie zufolge ermöglicht der Viehbestand insbesondere jenen auf marginalen Anbauflächen ums Überleben kämpfenden Landwirten eine erhebliche Einkommenssteigerung, die nicht weiter als eine Tagesreise von einer der afrikanischen Städte entfernt sind. Dort könnte eine wachsende Nachfrage nach Fleisch und Milchprodukten lukrative Märkte eröffnen.

Thornton und Jones wiesen darauf hin, dass es keine neue Idee ist, das Vieh als Bollwerk gegen schwierige klimatische Bedingungen zu betrachten. In ganz Afrika, so merken sie an, „erwies sich das Vieh als wichtiger Bewältigungsmechanismus für Arme, die unter schwierigen Umweltbedingungen versuchen, ihr Auskommen zu sichern.“

Nach Aussage Thorntons besteht das Ziel der Forschungsarbeit letztlich darin, anhand von Klimawandel-Vorhersagen bestimmte, möglicherweise relativ kleine Gebiete in Afrika auszumachen, wo es sich lohnt, den Besitz von Vieh auf Kleinbauernhöfen zu fördern und den Landwirten beim Umgang mit den damit einhergehenden Risiken zu helfen. Diese Art von Forschung könne allerdings, sollte sie zur Beeinflussung politischer Entscheidungen herangezogen werden, in hohem Maße von der Erhebung besserer Daten profitieren. Hierzu zählen Daten, mit denen mögliche Ortstemperaturen und Niederschlagsmuster in der Zukunft vorhergesagt werden können.

Wie er und Jones allerdings einräumen, „herrscht derzeit ein Missverhältnis zwischen jener dringend erforderlichen Art von lokalisierten Informationen über Klimawandelauswirkungen und dem, was objektiv zur Verfügung steht.“

So bestehe etwa ein Konsens darüber, dass die Temperaturen signifikant ansteigen werden. Doch stimmten in großem, regionalem Maßstab verschiedene Klimamodelle nicht immer darin überein, in welchem Ausmaß der Klimawandel Regenmengen und Niederschlagsmuster in einigen Teilen Afrikas beeinflussen könnte. Investitionen zur Beschaffung derartiger Angaben böten jedoch mit Sicherheit die Möglichkeit, Hilfsprogramme zur Linderung der Armut unter der armen Landbevölkerung Afrikas, deren Ernährung und Einkommen meistens von Kleinbauernhöfen abhängt, mit einem neuen Maß an Präzision und Effizienz auszustatten.

Wie die Forscher außerdem anmerken, werden bessere Daten unausweichlich eine Tatsache offenbaren, die manche nicht wahr haben wollen, der man aber dennoch ins Auge blicken muss: In einigen Teilen Afrikas, wo die Anbaubedingungen jetzt bereits schwierig sind, stoßen die Bemühungen, den Landwirten bei der Anpassung an den Klimawandel zu
helfen, ganz einfach an ihre Grenzen. So hart diese Tatsache sein mag – laut Thornton und Jones müssen Entwicklungsagenturen und Regierungen eines verstehen: Bei zunehmend unwirtlichen klimatischen Bedingungen für die Landwirtschaft wird an einigen Orten möglicherweise „ein Punkt erreicht, an dem Haushalte und Agrarbetriebe so stark unter Druck geraten, dass es zu einer Aufgabe der Landwirtschaft nur wenig Alternativen gibt.“

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Über International Livestock Research Institute

Das in Afrika beheimatete International Livestock Research Institute (ILRI) arbeitet an den Schnittstellen zwischen Tierhaltung und Armut und trägt durch hochqualifizierte wissenschaftliche Arbeit und Fortbildungsmaßnahmen zur Bekämpfung von Armut und zur nachhaltigen Entwicklungsförderung bei. ILRI ist eines von 15 durch die Consultative Group on International Agricultural Research (Beratungsgruppe für internationale Agrarforschung, CGIAR) unterstützen Zentren. Die Hauptverwaltung ist in Kenia; ein Hauptcampus befindet sich in Äthiopien. Vor Ort sind außerdem Teams in Nigeria, Mali, Mosambik, Indien, Thailand, Indonesien, Laos, Vietnam und China im Einsatz. Weitere Informationen finden Sie unter www.ilri.org.

Livestock could be critical to survival of African Agriculture as hotter weather and rainfall patterns shift, says new study

Climate change models find maize A new study by researchers from the Nairobi-based International Livestock Research Institute (ILRI) and the United Kingdom’s Waen Associates has found that by 2050, hotter conditions, coupled with shifting rainfall patterns, could make anywhere from 500,000 to one million square kilometers of marginal African farmland no longer able to support even a subsistence level of food crops. However, the land, on which some 20 to 35 million people currently live, may still support livestock.

Boosting livestock production could be an attractive alternative for millions of poor farmers across Africa who, in the coming decades, could find that climate change has rendered their lands unsuitable for crop cultivation yet still viable for raising animals, according to the study that appears this week in a special edition of the journal Environmental Science and Policy.

“Livestock, particularly animals that are known to be tolerant of heat and drought, can survive in conditions that are far more severe than what crops can tolerate,” said Philip Thornton, an ILRI scientist and one of the paper’s co-authors. “Livestock can provide poor households with a buffer against the risk of climate change and, allow them to take advantage of the increasing demand for animal products in Africa.”

“Any increase in livestock must be managed sustainably,” said Carlos Seré, Director General of ILRI, which is one of 15 research centers supported by the Consultative Group on International Agricultural Research (CGIAR). “But our research shows there are many areas in Africa where over the next few decades climate vulnerability coupled with market demand for animal products will prompt many farming communities to add more livestock to their agriculture systems and we should prepare now for this inevitability. ”

The analysis is part of a range of studies published in the journal that emerged from an April 2008 conference at Oxford University on food security and environmental change. The publication coincides with a meeting this week in Bonn in which experts from around the world will consider how a new global accord on climate change can offer adaptation strategies for the rural poor.

Thornton and his colleague, Peter Jones of Waen Associates in the UK, sought to identify farm-dependent areas of Africa that might be most vulnerable to the effects of climate change. They focused on what are considered “marginal lands,” arid and semi-arid regions of West, East and southern Africa where, for example, scant precipitation already routinely causes crops to fail in one out of every six (or fewer) growing seasons.

The researchers then considered the impact of climate change in these regions and found that even in situations where climate change is moderated somewhat by global reductions in carbon emissions, a large number of farmers most likely will still face a considerable deterioration in growing conditions. The key measure was whether climate change under two widely used climate models—which offer projections based on high and low greenhouse-gas emission scenarios—would cause the number of “reliable crop growing days” to drop below 90 days between 2000 and 2050.

Mozambique, Tete province, Pacassa village

They concluded that under scenarios in which carbon emissions remain high, the number of reliable growing days would drop below 90 for almost one million square kilometers of marginal growing lands in Africa. Assuming a “lower emission scenario,” they project about 500,000 square kilometers would fail to reach the 90-day mark.

The researchers warn that if reliable growing periods drop below 90 days in these areas, “maize cultivation, already marginal, will basically no longer be possible as a normal agricultural activity.” They continue, saying that in some places, rain could become so scarce that “even the drought-tolerant crops such as millet” will be difficult to grow. They say that in these conditions, livestock could be the key to keeping food on the table and for earning income as well.

In particular, according to the study, livestock could provide a significant income boost for farmers trying to survive on marginal lands that are within a day’s travel time of one of Africa’s urban populations, where a growing demand for meat and dairy products could provide lucrative markets.

Thornton and Jones pointed out that looking to livestock as a bulwark against challenging climates is not a novel idea. They note that across Africa “livestock have proven to be a crucial coping mechanism for poor people who are trying to survive in difficult environmental conditions.”

Thornton said the goal of the research is ultimately to use climate change projections to pinpoint specific areas in Africa—each of which may be relatively small in size—where it is appropriate to promote livestock ownership on small-holder farms and to help farmers deal with the risks inherent in such operations. But he said employing this kind of research to direct policy decisions would benefit greatly from obtaining better data at the local level,
including data projecting what local temperatures and rainfall patterns may look like in the future.

However, he and Jones acknowledge that “there is currently a mismatch between the kind of localised climate change impact information that is urgently needed, and what can objectively be supplied.”

For example, even at large, regional levels, while there is consensus that temperatures will rise significantly, different climate models don’t always agree as to how climate change may affect rainfall amounts and patterns in some parts of Africa. But they said investments in generating such details are warranted given the potential to bring new levels of precision and efficiency to aid programs focused on alleviating poverty among the rural poor in Africa, most of whom depend on small holder farms for food and income.

The researchers also observe that better data will inevitably show what some may be reluctant to see, but which must be confronted nonetheless: that in certain parts of Africa where growing conditions already are difficult, there are simply limits to what can be done to help farmers adapt to climate change. Harsh reality though it may be, Thornton and Jones said it is important for development agencies and governments alike to understand that as climate conditions become more inhospitable to agriculture in some places, there may be “a point at which households and farming systems become so stressed that there are few alternatives to an exit from farming.”

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